Quand Faire Contrôler La Vue Des Enfants ?
Braindump- Référence externe : https://www.sfo-online.fr/sites/www.sfo-online.fr/files/medias/documents/Recommandations%20de%20de%CC%81pistage%20des%20amblyopies%20POUR%20EN%20SAVOIR%20PLUS%20relu%20FA+EB%20DEF_0_0.pdf ()
- Référence externe : https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/suivi-medical-de-l-enfant-et-de-l-adolescent/enfant-et-adolescent-20-examens-de-suivi-medical
- lien
- ophtalmologie.
L’objectif
- question
- pour un enfant donné, à quels âges, auprès de qui, et selon quelle logique faut-il faire contrôler la vue ?
- réponse
- la réponse officielle est un calendrier dépendant de l’âge, des signes d’appel éventuels et des facteurs de risque propres à l’enfant, et le dépistage doit être concentré sur la première enfance ; ce dépistage revient dans la population générale à un orthoptiste — ou éventuellement à un pédiatre, un médecin généraliste, un infirmier formé — et l’examen avec fond d’œil et cycloplégie à un ophtalmologiste.
- hors
- les autres dépistages du suivi de l’enfant relèvent d’un objectif distinct et ne sont pas traités ici.
- origine
- les recommandations de l’AFSOP ont été établies en 2020, publiées en 2021, et validées par la Haute Autorité de santé en 2022 ; le document cité est daté de mai 20221.
Quand le dépistage peut-il encore agir ?
- cible
- le dépistage vise l’amblyopie, définie en note2.
- piège
- l’amblyopie est asymptomatique et « doit se dépister ».
- fenêtre
- la carte argumentative de la section suivante conclut un dépistage systématique et concentré sur la première enfance, parce que la période sensible du développement visuel court sur la première décennie de la vie — et surtout sur les premières années, où la plasticité cérébrale de l’enfant est maximale.
- au-delà
- « à tout âge », un signe d’appel commande un examen ophtalmologique dans un délai rapide — donc ce qui subsiste passé la fenêtre est un examen sur signe, non un dépistage.
- silence
- la source ne dit pas si le dépistage systématique garde une prise passé la période sensible — lecture non sourcée.
Le calendrier officiel
- forme
- le calendrier dépend de l’âge, des signes d’appel éventuels et des facteurs de risque propres à l’enfant, personnels ou familiaux (arbre de décision ci-dessous).
- défaut
- pour un enfant sans facteur de risque ni signe d’appel, un examen obligatoire de dépistage — acuité visuelle et réfraction — est requis durant la quatrième année, ou première année de maternelle.
- praticien
- cet examen est réalisé par un orthoptiste, ou éventuellement un pédiatre, un médecin généraliste ou un infirmier formé.
- déclencheurs
- un examen ophtalmologique est requis dans le premier mois de vie en cas de risque d’amblyopie organique, entre 12 et 15 mois en cas de risque d’amblyopie fonctionnelle, et sans délai à tout âge devant un signe d’appel.
- silence
- la source qualifie ces deux examens d’« examen de détection médicale »3 sans nommer le praticien ; en déduire l’ophtalmologiste serait une inférence — lecture non sourcée.
- portée
- le dépistage de la quatrième année est requis « dans la population générale (sans facteur de risque ni signes d’appels) » ; ce que devient ce rendez-vous pour un enfant déjà suivi pour un risque, la source ne le dit pas — lecture non sourcée.
Ce que le carnet de santé prescrit encore
- carnet
- le carnet de santé propose toujours des examens nombreux — en post-natal immédiat, aux 2e, 4e, 9e et 24e mois, puis aux 3e, 4e, 6e et 8e années.
- jugement
- la source juge qu’il y a « probablement ici « trop d’examens » requis et qui ne sont pas assez ciblés », et la HAS propose de modifier le carnet en même temps qu’elle valide les recommandations.
- conséquence
- le calendrier dit à quel âge un examen de la vue est requis, non que les autres rendez-vous du carnet de santé n’aient pas lieu.
Une visite chez l’orthoptiste suffit-elle ?
- cadre
- dans le calendrier, c’est l’orthoptiste qui réalise le dépistage obligatoire de la quatrième année, éventuellement remplacé par un pédiatre, un médecin généraliste ou un infirmier formé.
- limite
- ce dépistage est un tri de première intention, pas un diagnostic — un test positif appelle un examen de seconde intention.
- relais
- cet examen ophtalmologique, avec fond d’œil et cycloplégie, est une détection médicale que réalise l’ophtalmologiste, non l’orthoptiste.
- conclusion
- une visite orthoptiste suffit tant que le dépistage reste négatif ; un dépistage positif passe la main à l’ophtalmologiste.
Notes de bas de page
- rôle
- les définitions des notes sont collectées ici.
Permalink
-
Document cité : Recommandations de dépistage des troubles visuels chez l’enfant, AFSOP + Société Française d’Ophtalmologie, daté « Mai 2022 » (page de garde), lien. ↩︎
-
La source la définit ainsi (p. 1) : « une diminution plus ou moins sévère de la fonction visuelle du fait d’une altération précoce de l’expérience visuelle, le plus souvent asymétrique, par privation d’une image et/ou perturbation du lien binoculaire par strabisme et/ou anisométropie, avec ou sans anomalie anatomique de l’œil et/ou des voies visuelles retrouvée », in : Recommandations de dépistage des troubles visuels chez l’enfant, AFSOP/SFO, mai 2022, lien ; la source cite elle-même sa référence [1], Bui Quoc E., « Définition et classifications des amblyopies », in : Péchereau A., Strabisme, Rapport de la SFO, Elsevier Masson, 2013, p. 63-6, qui est le primaire de cette définition — chapitre d’un ouvrage imprimé, non accessible en ligne, d’où la citation de la reprise. ↩︎
-
Verbatim des deux items : « un examen ophtalmologique dans le premier mois de vie est requis chez les patients à risque d’amblyopie organique (facteurs de risque de type 1); il s’agit d’un examen de détection médicale. » et « un examen ophtalmologique entre l’âge de 12 et 15 mois est requis chez les patients à risque d’amblyopie fonctionnelle (facteurs de risque de type 2) ; il s’agit d’un examen de détection médicale. », in : Recommandations de dépistage des troubles visuels chez l’enfant, AFSOP/SFO, mai 2022, lien. ↩︎