Quand Faire Contrôler La Vue Des Enfants ?
Braindump- Référence externe : https://www.sfo-online.fr/sites/www.sfo-online.fr/files/medias/documents/Recommandations%20de%20de%CC%81pistage%20des%20amblyopies%20POUR%20EN%20SAVOIR%20PLUS%20relu%20FA+EB%20DEF_0_0.pdf ()
- Référence externe : https://has-sante.fr/jcms/c_272178/fr/depistage-precoce-des-troubles-de-la-fonction-visuelle-chez-l-enfant-pour-prevenir-l-amblyopie
- Référence externe : https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/suivi-medical-de-l-enfant-et-de-l-adolescent/enfant-et-adolescent-20-examens-de-suivi-medical
Voir aussi : ophtalmologie.
L’objectif
À quels âges, et selon quelle logique, faut-il faire contrôler la vue d’un enfant ?
La réponse officielle n’est pas un rythme fixe (« tous les X ans ») mais un calendrier qui dépend de l’âge, des signes d’appel et des facteurs de risque de l’enfant. Elle est fixée par les recommandations de l’AFSOP (Association Francophone de Strabologie et d’Ophtalmologie Pédiatrique) et de la Société Française d’Ophtalmologie, réunies dans un document de mai 2022, et validées par la HAS en 20221.
Pourquoi un calendrier, et non un rythme fixe
Le dépistage vise l’amblyopie — une baisse de la fonction visuelle, le plus souvent d’un œil, par altération précoce de l’expérience visuelle2. Elle ne se manifeste par aucun symptôme : elle « doit se dépister », faute de quoi elle passe inaperçue. Et ce dépistage a une fenêtre — le système visuel se construit pendant la première décennie de la vie, où la plasticité cérébrale est maximale, et le pronostic est d’autant meilleur que la prise en charge est précoce. De là, le dépistage doit être systématique et concentré sur la première enfance, plutôt qu’étalé en visites périodiques.
Le calendrier officiel
Le calendrier se lit comme un arbre de décision, pas comme une fréquence : il dépend de l’âge, des signes d’appel et des facteurs de risque de l’enfant (carte ci-dessous). Pour un enfant sans facteur de risque ni signe d’appel, un seul contrôle est requis — l’examen de dépistage obligatoire de la quatrième année (première année de maternelle), réalisé par un orthoptiste. Tout le reste est déclenché : un risque connu avance l’examen au premier mois ou à 12–15 mois, et un signe d’appel impose un examen ophtalmologique sans délai, à tout âge.
Une visite chez l’orthoptiste suffit-elle ?
Dans ce calendrier, pour un enfant sans facteur de risque ni signe d’appel, le seul contrôle requis est le dépistage obligatoire de la population générale, à la quatrième année — que réalise l’orthoptiste. Or ce dépistage n’est qu’un tri de première intention, pas un diagnostic : dès qu’un de ses tests revient positif, il appelle un examen de seconde intention. Et cet examen ophtalmologique, avec fond d’œil et cycloplégie, est une détection médicale que réalise l’ophtalmologiste, non l’orthoptiste. Une visite chez l’orthoptiste ne « fait l’affaire » que tant que ce dépistage reste négatif ; un dépistage positif — comme un facteur de risque ou un signe d’appel — passe la main à l’ophtalmologiste.
Notes de bas de page
Les définitions des notes sont collectées ici.
Permalink
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Document cité : Recommandations de dépistage des troubles visuels chez l’enfant, AFSOP + Société Française d’Ophtalmologie, daté « Mai 2022 » (page de garde), lien. Il précise la filiation : « Les recommandations établies en 2020 par l’AFSOP ont été publiées en 2021 ; tenant compte de ces recommandations, la Haute Autorité de santé en 2022 valide les recommandations de l’AFSOP et propose des modifications du Carnet de santé qui seront intégrés à un carnet de santé dématérialisé. » ↩︎
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La source la définit ainsi (p. 1) : « une diminution plus ou moins sévère de la fonction visuelle du fait d’une altération précoce de l’expérience visuelle, le plus souvent asymétrique, par privation d’une image et/ou perturbation du lien binoculaire par strabisme et/ou anisométrie, avec ou sans anomalie anatomique de l’œil et/ou des voies visuelles retrouvée », in : Recommandations de dépistage des troubles visuels chez l’enfant, AFSOP/SFO, mai 2022, lien. ↩︎